L'église St Martin de Mourrens

On situe les débuts de la construction de cette église vers la fin du XIème siècle. Elle était au Moyen Age isolée dans l’immense forêt de la Vicomté du Bruilhois. Son plan est très simple : une nef unique, un faux transept et une abside.

 

 Nef : partie d’une église comprise entre le portail et le chœur dans le sens longitudinal, et où se tiennent les fidèles.

 Transept : nef transversale, généralement orientée nord/sud, qui coupe la nef principale d’une église et lui donne la forme symbolique d’une croix.

 Abside : extrémité en demi-cercle ou polygonale du chœur d’une église.

 

Portail sud et porte des pestiférés

 Le portail sud, très ancien, roman, est classé monument historique. Plein cintre, il présente dans un avant corps trois ressauts reposant sur des chapiteaux aux corbeilles décorées. L’ensemble est surmonté de modillons sculptés. 

 Ce portail sud fut longtemps muré, probablement pendant les Guerres de Religions. Il fut alors remplacé par une petite porte appelée « porte des pestiférés », côté ouest.

 Peut-être peut-on voir là une référence à un épisode d’épidémie de peste au XVIème siècle durant laquelle l’église servit de lieu de quarantaine ou de mouroir pour les malades.


 Ressaut : saillie qui interrompt un plan vertical d’un membre d’architecture, ou petit palier, rupture de pente.

 Modillon : ornement saillant répété de proche en proche sous une corniche, comme s’il la soutenait.


Des sculptures bien conservées

A l’intérieur, les chapiteaux de la nef présentent des corbeilles sculptées de palmettes, d’oiseaux affrontés. 

 Georges Tholin décrit ainsi Saint Martin de Mourens au début du XXème siècle :  « L’ordonnance du chœur est fort belle, l’ornementation des chapiteaux, à la fois délicate et variée, (…) les corbeilles sont décorées de feuillages et de sujets historiés. Fréquemment une tête appartenant à deux animaux affrontés s’avance sous l’angle du tailloir ».


Chapiteau : élément élargi qui forme le sommet d’une colonne, d’un pilier.

 Corbeille : partie principale d’un chapiteau, comprise entre l’astragale et l’abaque.

 Abaque (ou tailloir) : partie supérieure du chapiteau d’une colonne.

 Astragale : moulure située à la jonction du fût et du chapiteau d’une colonne.

 Fût : corps d’une colonne, entre la base et le chapiteau.


Une coupole disparue ?

 La nef et le faux transept sont charpentés. Cependant, le faux transept présente des dosserets massifs destinés, sans doute, à supporter une coupole à la croisée… Cette coupole a-t-elle un jour existée ? S’est-elle alors effondrée ? Dans quelles circonstances ? Ou l’église est-elle restée inachevée ? Mystère…  

Le chœur, lui, a conservé sa voûte en berceau brisé, terminé par un cul-de-four ovoïde.


Dosseret : élément saillant de plan rectangulaire, disposé contre un mur ou un pilier, supportant la retombée d’une voûte.

 Croisée : partie de plan carré ou rectangulaire situé au centre de la croix, à l’intersection de la nef, du chœur et du transept.

Voûte en berceau brisé : voûte en forme de tunnel, constituée d’une succession d’ arcs brisés.

Cul-de-four : voûte formée d’une demi-coupole (quart de sphère).



 

 

 

 

 

 

 

 




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